Différentes techniques de fabrication et de fixation issues soit de l’anaplastologie, définie comme l’art et la science de reconstituer de façon réaliste une partie manquante du visage ou du corps, soit de techniques issues l’implantologie sont utilisées.

La prothèse est maintenue au niveau du site anatomique qu’elle reproduit par un système de
fixation. Trois techniques sont disponibles :

  • fixation directement sur la peau grâce à une colle biologique ou un patch de silicone : épithèse collée
  • fabrication d’une épithèse solidaire d’une paire de lunettes : épithèse fixée sur lunettes
  • ancrage osseux du type implants dentaires courts extra-oraux ou barre juxta-osseuse sur lesquels est fixée la prothèse : épithèse à ancrage osseux

L’épithèse à ancrage osseux requiert une intervention chirurgicale en plusieurs étapes selon le processus d’ostéointégration défini par Bränemark : des implants ostéo-intégrés sont chapeautés par des piliers transcutanés sur lesquels est fixée la plaque base de l’épithèse soit par l’intermédiaire :

  • de cavaliers fixés sur une barre or soudée aux piliers
  • de aimants qui s’accolent à une platine aimantée fixée sur les piliers
  • de boutons pression qui se fixent sur les piliers.

L’épithèse est composée d’une ou plusieurs parties :

  • la plaque base, conçue en résine, est la structure qui englobe le système de fixation (sauf lors d’une épithèse collée)
  • la structure en silicone biocompatible est la partie sculptée de la prothèse. Les résines acryliques peuvent être une alternative au silicone lors de situations cliniques particulières. Cette partie est réalisée sur mesure, d’après une prise d’empreintes et des photos. Des techniques d’imagerie numérique peuvent être utilisées en fonction des possibilités de prises d’empreinte.